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Les différents types de marcottage

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GENERALITES

La marcotte est une sorte de bouture que vous séparerez de la plante lorsqu’elle sera suffisamment pourvue de racines. Vous pourrez faire des marcottes, soit avec des rameaux aoûtés, soit avec des rameaux garnis de feuilles à l’état herbacé.

Pour les plantes de pleine terre, le marcotte pourra se faire à l’air libre. Les rameaux herbacés ne flétriront pas au contact de l’air car ils ne seront pas séparés du pied mère.

Les marcottes des plantes de serre doivent se faire à la température nécessaire pour les plantes que vous marcottererez.

Ce moyen de multiplication des plantes est très utile quand certains sujets ont du mal à reprendre par boutures.

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Le marcottage résultera de l’enracinement d’une branche couchée sur le sol alors qu’elle sera toujours reliée à la plante mère. Extraite avec son propre système radiculaire et séparée de la plante mère, elle formera une plante indépendante et déjà bien développée. En général, la nouvelle plante sera identique à son parent. Il y aura plus de réussite avec les plantes marcottées qu’avec celles qui ont été bouturées.

Ce sera les yeux latents, c’est à dire les bourgeons enterrés, qui émettront les racines. Dans la nature, le marcottage se produit naturellement, sans aucune intervention de l’homme. Lorsqu’une branche suffisamment flexible d’un arbre ou d’un arbuste touche le sol elle s’enracinera. Prendra alors naissance une nouvelle plante, cependant toujours reliée à la plante mère. Le chèvrefeuille par exemple, est une plante grimpante qui se reproduit aisément par marcottage naturel. Le forsythia également se marcotte de la même façon. Le marcottage n’est donc pas réservé exclusivement aux plantes grimpantes ou aux rameaux souples.

Ce phénomène naturel, observé par les jardiniers du XIXe siècle, a été élaboré par ces derniers. C’est seulement après l’émission des racines que vous pourrez constater sur différentes parties du rameau en contact avec le sol, que le nouveau sujet pourra être séparé de la plante mère (ce qui s’appelle le sevrage) pour être transplanté ailleurs. Le temps d’enracinement des tiges marcottées est variable selon l’espèce utilisée. Les plantes marcottées présentent, d’une manière générale, une végétation plus rapide et plus vigoureuse. Le temps nécessaire à la reprise est variable. Cela peut aller de quelques mois (groseilliers) à quelques années (magnolia).

Vous pourrez facilement marcotter quelques plantes directement dans des plates-bandes, sans trop d’effort et sans difficulté. C’est donc un moyen de multiplication simple que vous pourrez décliner en différentes techniques pour lesquelles vous opterez selon les végétaux. Il y a diverses façons de réaliser le marcottage. Les techniques varient selon les caractéristiques de chaque plante. Il faut que vous sachiez enfin que le nombre de plantes produites par cette technique est beaucoup plus faible et les possibilités de marcottage sont beaucoup plus limitées que le bouturage. Il y a en effet et malheureusement, de très nombreuses plantes qui ne peuvent pas être marcottées.

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MATERIEL A PREVOIR

Très peu de matériel est nécessaire. Une grelinette ou tout autre appareil permettant d’aérer le sol pourra être nécessaire afin d’ameublir le sol à côté de la plante afin d’y faire de la place pour la tige à marcotter. Des ciseaux pour supprimer les feuilles et un couteau à émondage qui servira à faire une incision dans la tige ou à gratter l’écorce là où on veut que les racines poussent. Pensez à utiliser des outils bien aiguisés pour éviter de déchirer les tissus de la plante. Pour fixer la tige enfouie sous terre, vous vous servirez soit d’une pierre plate, d’une brique, d’un bâton fourchu, d’un cavalier ou d’un crochet que vous poserez à cheval sur la tige. Un tuteur, inséré à côté de la pointe de la tige qui émerge, servant ainsi de tire-sève. Assurez le support afin que cette pointe pousse droite et devienne une belle plante. Des liens pour l’y attacher seront nécessaires. Pour les marcottes aériennes, prévoyez des sachets plastiques et de la mousse.

L’atout principal du marcottage est la facilité d’enracinement et la simplicité de la technique mise en œuvre. Sachez juste trouver les tiges en bonne santé au bon moment et le tour sera joué. Avec un peu de patience, vous serez satisfait du résultat obtenu.

LE MARCOTTAGE SUR LE SOL

Il est indispensable que la partie de la marcotte qui doit s’enraciner soit en contact direct avec la terre. Vous pourrez, lorsque les rameaux sont assez flexibles comme par exemple le noisetier et assez rapprochés du sol. Vous devrez les incliner un peu dans des petites rigoles creusées au pied de la plante mère.

Le sol sur lequel vous coucherez vos marcottes devra être très ameubli et rendu plus léger en y mélangeant du sable, du terreau ou de la terre de bruyère.

Pour beaucoup d’espèces de plantes à feuillage persistant ainsi que pour celles qui pourraient souffrir lors de la transplantation, je vous conseille d’enterrer autour de la plante mère des pots dans lesquels vous ferez passer les rameaux à l’endroit où ils doivent s’enraciner. Pour cela, vous pourrez utiliser des pots entaillés sur le coté, ce qui vous permettra d’incliner les rameaux de sorte qu’ils se trouveront enterrés environ au tiers de la partie supérieure des pots.

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Vous remplirez donc ces contenants avec de la terre de jardin ou avec un mélange bien approprié à l’espèce de plante que vous souhaitez marcotter. Quand les marcottes seront bien enracinées, vous pourrez les transplanter en toutes saisons.

Pour votre info, c’est comme cela que les primeuristes de Paris obtiennent des pieds de vigne en pots. Ils couchent de longs sarments au moment de la taille dans des pots enterrés au pied des treilles.

LE MARCOTTAGE AU DESSUS DU SOL

Lorsque les rameaux se trouvent trop éloignés de la surface du sol, vous serez obligé de créer un sol factice en élevant un peu le sol à l’aide de petites caisses ou des pots remplis de terre appropriée à la nature de la plante. Ces pots ou ces caisses seront élevés sur des piles de dalles par exemple ou tout autres moyens que vous aurez à votre disposition. Cela vous permettra d’arriver à la hauteur nécessaire pour que vous puissiez incliner les rameaux comme expliqué précédemment.

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Vous pourrez aussi utiliser des petits pots que vous suspendrez à une branche voisine qui devra être assez forte pour supporter le poids du pot et son contenant. Ces pots devront être fendus sur le coté afin que vous puissiez y faire passer les rameaux que vous aurez sélectionné. Ensuite, vous devrez reboucher la partie fendue avec un morceau d’ardoise par exemple. Cela permettra de vous assurer que les marcottes sont bien enracinées.

Vous remplirez ces pots avec de la terre de bruyère pure ou mélangée avec de la terre de votre jardin que vous aurez tamisée. Plombez un peu vos pots avec vos mains pour éviter de laisser du vide.

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LE MARCOTTAGE EN ARCHET

Après avoir préparé le sol, vous inclinerez un rameau de telle sorte que la partie qui doit émettre des racines se trouve en contact avec le sol ou la terre contenue dans vos pots. Vous maintiendrez dans cette position votre rameau en les fixant avec un petit crochet en forme de U que vous enfoncerez en terre en appuyant sur la partie du rameau qui doit être la plus enterrée. Vous relèverez son extrémité supérieure de telle manière qu’elle se trouve dans une position à peu prés verticale. Vous la maintiendrez si besoin avec un petit tuteur enfoncé dans le sol ou dans la terre de vos pots.

Et pour finir vous plomberez avec vos pieds tout autour sur le sol ou avec vos mains sur la surface de la terre contenue dans vos pots.

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Si vous opérez sur des rameaux ligneux, dégarnis de feuilles, vous pourrez couper l’extrémité de ces derniers sur trois ou quatre bons yeux au-dessus du sol.

Pour les marcottes faites avec des rameaux ligneux garnis de feuilles ou à l’état d’herbacé, vous devrez les enterrer de telle sorte que la partie supérieure n’ait pas besoin d’être coupée et vous devrez supprimer toutes les feuilles sur la partie qui devra être enterrée.

Si vous marcottez sur le sol, des arbres ou des arbustes de pleine terre, vous devrez couper la tige au dessus des derniers rameaux recourbés et pincer les bourgeons qui apparaissent à mesure de leur développement. Sans cette opération, la sève qui se porte au sommet de la tige ne tarderait pas à abandonner les rameaux inférieurs, en raison de la courbure que vous serez obligé de leur faire subir. Cela risquerait d’entraîner, sinon la mort de ces rameaux, tout au moins une plus grande difficulté à émettre des racines. Cette opération est moins primordiale pour les plantes dont les rameaux s’enracinent rapidement.

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LE MARCOTTAGE EN SERPENTEAU

Cette marcotte consiste à coucher plusieurs fois dans le sol un long rameau serpenteux, ce qui provoque une ondulation ressemblant un peu à un serpent. Elle n’est utilisée que pour les plantes vigoureuses grimpantes comme la glycine et l’aristoloche.

Le fait de tordre les tissus de la marcotte, favorise le développement des racines. Vous pourrez donc imprimer un mouvement rotatif de contrainte aux parties enterrées en prenant toutefois la précaution de ne pas casser les fibres végétales. Il est intéressant de pratiquer des marcottes en serpenteau dans des pots. Cela facilite la transplantation par la suite. Les parties enterrées sont alors mises en pot au lieu d’être placées en pleine terre.

Vous enterrerez une première partie de la tige sur 15 cm de longueur environ puis vous la recoucherez et ainsi de suite, jusqu’à l’extrémité du rameau qui lui reste hors du sol. L’émission des racines sera facilitée par quelques entailles légères sur l’écorce de la partie enterrée. L’application de poudre d’hormones sur la partie mise à vif donne généralement de très bons résultats. Des crochets en fil de fer maintiendront en place les portions de rameaux enterrées.

Les marcottes en serpenteaux demandent en règle générale, une saison pour s’enraciner. Les marcottes effectuées au printemps sont sevrées à l’automne lorsque les feuilles sont tombées. Le taux de réussite est de l’ordre de 70 à 80 %. Il est fréquent que de jeunes pousses soient déjà développées à cette époque. Dans ce cas, il faut prélever la nouvelle plante dans son intégralité avec la motte. Chaque partie du serpenteau produira une plante indépendante.

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LE MARCOTTAGE PAR CÉPÉE

Après avoir rabattu un arbre ou un arbuste à quelques centimètres du sol, vous recouvrirez la souche avec de la terre qui formera une butte. Quelques temps après, il va se former une grande quantité de bourgeons qui s’enracineront très facilement dans la terre rapportée sur la souche.

Cette opération doit se pratiquer au printemps afin qu’à l’automne suivant, les bourgeons soient munis de racines et puissent être détachés pour être replantés en place ou en pépinière.

Vous comprendrez que ce genre de marcotte s’utilise que pour les arbres et les arbustes qui repoussent avec beaucoup de vigueur.

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A QUELLE EPOQUE MARCOTTER ?

Selon le climat de votre région et les variétés que vous voudrez marcotter vous les ferez en fin d’hiver c’est à dire à partir du début février jusqu’en mars voire avril. Ces marcottes se font avec du bois de l’année précédente, que ce soit pour les plantes à feuillage caduque ou celles à feuillage persistant. Lorsque vous voudrez marcotter des rameaux à l’état herbacé, vous devrez le faire dans le courant de l’été.

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3 commentaires

  1. lapinbleu2 dit :

    Commentaire Paty66

    Petite question tu fais le marcottage sur quoi ????

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  2. lapinbleu2 dit :

    Pour faire un marcottage, il faut que ta plante possède de longues tiges souples comme par exemple le chèvrefeuille, la clématite, le rhododendron, les azalées, la bruyère, le cognassier du japon, le seringat, les saules arbustifs, les spirées.. etc.. après, toi tu peux tenter l’expérience sur d’autres végétaux du moment que leurs tiges soient longues et souples.

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  3. lapinbleu2 dit :

    Commentaire Paty66

    Ha ok merci car la clématite me plait beaucoup.

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