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Un palmier de Guyane qui sert à tout ! L’AWARA

Comme chaque semaine, voici un autre article que je tiens à vous faire partager de notre regrettée Cathy afin de faire vivre ses écrits en son souvenir.

palmier-awara.jpgLes palmiers sont les poumons de la Guyane. Partout, au milieu des sous-bois, dans la canopée, grandissant dans un sol pauvre et sans humus, on retrouve des palmiers, arbres emblématiques de l’Amazonie.

Ces arbres dont la vocation première est de développer des feuilles plutôt que des troncs, mais aussi des fruits, représentent un véritable grenier alimentaire pour nourrir les petits mammifères des sous-bois (agouti, sapajou) tout au long de l’année.

ousititi.jpgLa majorité des palmiers s’élance vers le ciel pour capter un peu d’énergie lumineuse. Les feuilles restent pendantes pour résister à la chaleur.

rongeur.pngUn des palmiers les plus connus en Guyane est l’AWARA ( Astrocaryum vulgare )

Mais qui est cet Awara ?

L’Astrocaryum vulgare est un palmier épineux de 15 à 25 mètres de haut, qui porte des fruits globuleux de couleur jaune-orangée. On le nomme Awara en Guyane et Tucuma au Brésil. Il fait partie de la famille des Arecaceae (palmaceae). C’est un palmier épineux très fréquent en zone dégradée mais absent de la Guyane méridionale. Il aime les sols sableux ou argileux bien drainés, surtout le long du littoral guyanais.

Pour les guyanais, il est porteur de nombreuses richesses : un usage alimentaire (pulpe et noyau du fruit, bourgeon terminal, spadice), un usage médicinal (amande et pulpe du fruit, racines), un usage artisanal (stipes, feuilles et fibres).

awara.jpgDans l’alimentation, le bourgeon (chou) ou cœur de palmier est consommé en salade, la pulpe rouge-orangée du fruit est utilisée comme pâte dans le bouillon d’Awara (sorte de pot au feu) qui est servi à Pâques et selon la légende : celui qui a partagé ce bouillon reviendra dans le pays. Elle sert pour réaliser une huile de table exceptionnellement riche en acide oléique, pour s’inclure dans des confitures, liqueurs, glaces et autres desserts. L’amande du fruit bien séchée donne naissance à une huile médicinale traditionnelle (le tchô-tchô). Les racines jouent le rôle de dépuratifs.

Avec le stipe et les feuilles, le guyanais construit sa case, aménage les nattes, fabrique des balais et de la vannerie, sans oublier les chapeaux pour se protéger du soleil. Le stipe peut également servir de combustible.

L’Astrocaryum vulgare a une fructification de janvier à juillet. Son tronc recouvert d’épines dissuade les ravageurs de s’attaquer aux fruits, par contre leur étape finale de mûrissement se fait après leur chute de l’arbre, directement au sol. Lire la suite de l’article

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