La serpe, la serpette et la faucille

LA SERPE Il s’agit d’un outil à manche court qui dispose d’une lame recourbée. Jadis elle était utilisée pour effectuer les moissons. On la nommait « Goi ». Avant la création du sécateur elle était également utilisée par les vignerons pour effectuer la taille de la vigne.

En fait cet outil agricole date de l’époque romaine et n’a guère évolué. A l’époque chaque région avait une forme différente de serpe. La coupe était nette ce qui permettait aux ceps de cicatriser très rapidement.

LA SERPETTE Elle ressemble à un canif ou à un couteau dont la lame est arrondie ou plutôt recourbée. Elle sert essentiellement à la coupe des toutes petites branches. Elle est utilisée également pour effectuer des greffes sur de nombreuses plantes ainsi que pour cueillir des fruits ou encore des fleurs. En fait la serpette est une petite serpe. Il existe la serpette du vannier dont la lame est rivée au bout d’un manche. La récolte de l’osier est un travail qui n’est pas de tout repos. A l’époque le vannier (Malheureusement il s’agit d’un métier qui a quasiment disparu) devait se baisser, muni de sa serpette afin de couper la tige le plus près qu’il pouvait du sol. Après la récolte l’osier était mis en bottes. Afin de fabriquer les paniers en osier que vous connaissez ces derniers sont constitués à partir des branches de l’année du saule.

LA FAUCILLE A la différence de la serpe, la faucille possède une lame plus fine et plus arrondie formant presqu’un demi-cercle avec un manche un peu plus long. Elle était utilisée essentiellement pour la moisson des céréales.

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4 réflexions au sujet de “La serpe, la serpette et la faucille”

  1. « A l’époque le vannier (Malheureusement il s’agit d’un métier qui a quasiment disparu)… » : bien heureusement, ce métier n’a pas disparu, ni celui d’osiériculteur même s’il y en a moins aujourd’hui. L’Ecole nationale d’osiériculture-vannerie située à Fayl-Billot en Haute-Marne (plateau de Langres) forme chaque année une quinzaine de vanniers-vannières. Tous ne s’installent pas à l’issue de la formation mais on compte quand même une bonne centaine de professionnels qui vivent de ce savoir-faire partout en France. Et le regain d’intérêt pour les objets en matières naturelles (type osier) encourage l’installation de nouveaux vanniers.
    Quant à la coupe de l’osier, il se fait aujourd’hui avec un motoculteur à barre de coupe sur de grandes surfaces et si le pied est bien implanté (3e année). Sinon, on le coupe encore à la main (avec sécateur) les 2 premières années pour éviter de dessoucher les jeunes pieds. Il est difficile de trouver des serpettes… mais c’est un excellent outil ! Au plaisir de vous en dire plus à L’Oseraie du Quercy à Calvignac dans le Lot : culture de l’osier et vannerie d’osier.

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    • Bonjour !!
      Merci pour ce complément d’informations que j’ignorais. En effet c’est très intéressant de savoir que ce savoir faire existe toujours. Bonne continuation. A bientôt !!

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