L’acantholimon

PRÉSENTATION L’acantholimon est un tout petit arbrisseau vivace pouvant atteindre une dizaine de centimètres de hauteur pour les plus petits sujets à 40 centimètres environ pour les plus grands. Il conviendra à merveille pour vos rocailles, le pied de vos murets, vos massifs. Il pourra également se cultiver en couvre-sol pour les espèces de petite taille ainsi qu’en isolé pour les autres espèces.

Sa culture sera très facile ainsi que son entretien. Son besoin en eau sera moyen. Il fait partie de la famille des Plumbaginées qui comprend plus d’une centaine d’espèces. Il sera très rustique puisqu’il pourra supporter des températures hivernales pouvant atteindre -15°. Vous devrez être patient car l’acantholimon a une croissance assez lente. Sa floraison s’étalera du mois de juin au mois d’août. Ses fleurs étoilées feront merveilles avec des tons allant du blanc au rose, en passant par le mauve plus ou moins prononcé.

PLANTATION Si vous habitez une région froide sa plantation devra s’effectuer plutôt à la saison printanière c’est à dire en mars/avril dès que les gelées ne seront plus à craindre. Dans les régions plus douces il sera préférable de le planter à la saison automnale. Choisissez-lui un emplacement bien ensoleillé dont le sol devra être de préférence caillouteux et même poreux. Un bon drainage devra être maintenu pendant tout son développement. Si vous décidez de planter plusieurs acantholimons espacez-les d’une trentaine de centimètres minimum afin de permettre à chacun d’eux de s’étaler dans de bonnes conditions. Sa culture pourra également s’effectuer en bac ou bien encore en pot. Pour cela faites tremper la motte de l’acantholimon dans un seau rempli d’eau. Ensuite effectuez un mélange de terreau et de sable grossier. Remplissez votre contenant au 2/3 avec ce substrat. Égouttez la motte de votre acantholimon et placez-le au centre de votre contenant et complétez avec le reste de votre mélange tout autour de l’arbrisseau. Tassez un peu avec vos mains et pour finir arrosez-le afin d’éliminer les éventuelles poches d’air et de mettre le système racinaire bien au contact avec le substrat. Ne laissez jamais de l’eau stagner dans la coupelle. Videz-la.

ENTRETIEN Courant mars vous devrez renouveler sur une bonne épaisseur autour de la plante la terre existante en effectuant un mélange d’ 1/3 de terre de jardin, 1/3 de tourbe et 1/3 de sable. Profitez-en pour désherber son pied. A noter que certaines variétés d’acantholimon seront à pailler ce qui leur apportera une protection hivernale contre l’humidité. En ce qui concerne une plantation en pleine terre arrosez-le de temps en temps copieusement surtout en période chaude de  la saison estivale. Le paillage devrait limiter les apports d’eau. S’il s’agit d’une culture en pot ou en bac les arrosages devront se faire régulièrement en évitant impérativement l’eau stagnante. Arrêtez les apports d’eau quand la floraison est terminée. Supprimez les fleurs fanées avec leurs tiges au fur et à mesure.

PARASITES * MALADIES L’acantholimon est en principe résistant aux maladies. Mais il peut parfois être attaqué par l’araignée rouge surtout si le temps est chaud et sec. Pulvérisez-le abondamment avec de l’eau.

MULTIPLICATION L’acantholimon se multipliera par bouturage à la fin de de la saison estivale (juillet/août). Pour cela vous devrez prélever de préférence sur le bas de la plante des jeunes pousses de 5 centimètres environ. Faites tremper le bas  des tiges pendant quelques secondes dans l’eau et roulez-les immédiatement dans de la poudre de bouturage. Ensuite piquez-les individuellement dans des godets remplis d’un mélange de tourbe et de sable à parts égales. Installez-les sous châssis. Maintenez le substrat légèrement humide à l’aide d’un petit pulvérisateur. Quand les boutures se seront bien enracinée attendez la saison printanière suivante pour les repiquer en potée ou bien en pleine terre. Vous pourrez également multiplier l’acantholimon par semis à la saison automnale en effectuant la cueillette de ses graines. Cette méthode est un peu délicate car cette plante n’aime pas trop être repiquée. Si vous effectuez un semis je vous conseille de le faire en mini-motte. Et pour terminer la division de sa souche sera possible au tout début de la saison automnale.

ASSOCIATIONS L’acantholimon pourra s’associer avec le ciste de petite taille comme le pulvérulent, le daphné et la gaulthérie couchée qui sera de petite taille également.

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10 réflexions au sujet de “L’acantholimon”

  1. Salut Jean-Claude , comment différencier l’ortie commune de l’ortie blanche ? Ou bien , autre question , peut-on utiliser les 2 pour faire des tisanes reminéralisantes ? Merci pour ta réponse et bonne journée 🙂

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    • Walter, ce sont deux plantes complètement différentes qui ne font pas partie de la même famille.
      L’ortie fait partie des Urticacées, et pour faire simple, son point de repère est qu’elle pique. Ses fleurs se présentent en grappe.

      L’ortie blanche n’a d’ortie que le nom. En réalité c’est le Lamier blanc , une lamiacée. Elle ne pique pas. et elle a des fleurs blanches sous les feuilles. Il y a aussi le lamier rouge avec les fleurs rouge et le lamier jaune.

      Effectivement on peut se servir du lamier blanc en cuisine et également en phytothérapie.

      L’utilisation thérapeutique de ces deux plantes est différente. Le lamier blanc est plutôt utilisé pour les troubles urinaires, pour quelques petits problèmes féminins intimes. Donc pas pour la reminéralisation.

      D’ailleurs en reminéralisation, la prêle est plus efficace que l’ortie qui est plutôt un tonique, un antirhumatismal…. entre autre.

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  2. Merci Pestoune pour ta réponse 🙂 Oui , la prêle je connais déjà , et j’achète aussi de l’ortie séchée mais j’aurais préféré en cueillir moi-même vu qu’il y en a partout , en plaine , montagne , etc … Etant donné qu’elles n’ont pas des fleurs toute l’année , pour choisir la bonne il faut vérifier qu’elle pique ! Est-ce bien ça ?

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    • Je crois que c’est la manière la plus simple et évidente Walter. Mais à force tu feras très vite la différence. Le lamier est aussi plus petit que l’ortie.

      A savoir que les graines d’orties sont une source de minéraux et oligo-éléments d’une énorme richesse. A cueillir à la fin de l’été (c’est un peu fastidieux), mettre à sécher. Moi j’en mettais une cuillérée dans un yaourt tous les jours.

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